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Mon Frère d'Athènes, paraît que c'était pas le bon, La Glomette, elle voulait Tout l'Orient de ses Yeux.
Donc, le voici (ça sera son cadeau de noël) :
Non, même une fleur
Lorsqu'elle s'éveille au matin
Et que ses pétales s'étirent
Pour secouer un peu leurs rêves,
N'est pas aussi belle
Et la plus jolie des nageuses
Qui revient de vacances
N'a pas le teint aussi bronzé.
Une enfant de sept ans
Qui découvre une glace
Aux fruits pour son dessert
N'illumine pas son sourire
De perles plus jolies
Que ses dents.
Mais pourtant elle ne sourit pas
Et mes compliments lui font couler
Une larme de plus.
Un homme est mort à Haïphong
Sous une bombe de fabrication occidentale
Et elle l'aimait.
Evidemment, l'écriture de ce texte est strictement contemporaine du frére d'Athènes, c'est à dire que c'est vieux et que bien évidemment, de pauvres innocents tués sous des bombes de fabrication occidentale, ça n'existe plus à présent...
Enfin, je crois...
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je l'ai retrouvé, le voici :
Souvenances...
Il est en prison
Mon frère d'Athènes,
À Madrid je le croyais tué
Et enterré à Treblinka.
Je suis un orphelin
Mon père est mort à Varsovie,
Ma mère est morte près de lui.
Au Portugal
Pour mes vacances
J'étais vêtu de noir.
En Espagne vers Valence
J'étais vêtu de noir.
Je suis un orphelin
Mon père est peint sur Guernica
Ma mère est peinte auprès de lui.
Il est en prison
Mon frère d'Athènes.
À Madrid si j'ai pleuré
C'est qu'il rebâtit Treblinka.
Ecrit il y a longtemps, il n'est hélas pas à jour,
mais l'ampleur de la tâche pour parler des
nouvelles dictatures m'a effrayé et je l'ai laissé comme il est.
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tiens, un pt'it poème qui a , comme les précédents, déjà été interneté ailleurs, à l'occasion d'un concours :
Absinthe
L’avenir m’est si lourd que j’ai trouvé la voie
De la fuite en ce verre dont je voudrais goûter
Avant qu’elle ait fini lentement de goutter
La livide liqueur par où ma vie se noie.
Dans les reflets moirés du liquide qui coule
Au fond du gobelet, mon regard s’est perdu
Comme se perd aussi le malheureux pendu
Qui s’agite et balance au milieu de la foule.
Le sucre a disparu. Il n’est plus qu’un fantôme
Dans l’eau où s’adoucit la boisson dont j’attends
Qu’elle vienne calmer la peine qui me tend
Nourrie par le malheur dont m’envahit l’arôme.
Le souffle de ma vie sort par ma bouche ouverte,
Ma bouche qui, goulue, avale le poison
Puisque, sans avenir, je n’ai plus de raison
Afin de rester moi, de me priver de verte !!!
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j'vais essayer d''être plus gai, là... ça vous va ?
pour le titre, je suis assez parresseux alors, en génral, le reprends le premier vers0
Faites donc comme moi :
Elle a vécu Martha la jolie concubine
Elle a vécu Martha la jolie concubine
Son beau corps a roulé en bas de la cabine…
Oui, je sais c’est copié, mais il faut bien parfois
S’inspirer d’un génie quand l’esprit reste coi
Et que meurent les mots avant que ne se pose
Le stylo sur le bloc, quand l’esprit fait la pause.
C’est chose qui m’advient, ce vide du cerveau
Quand je veux étonner, briller, faire le beau.
Il semble que le sort contre moi se dépense
Pour m’empêcher d’écrire… et le sort m’est offense !
Allez, mes petits mots, reprenez le chemin
Des feuilles sans futur de ce bloc orphelin
Que je pense jeter, un jour, par la fenêtre…
Puisqu’il ne sert à rien… à m’humilier peut-être ?
Je rêve de génie, de paraître un géant
Mais je suis un tel nain que ça devient gênant
Pour l’image de moi (et c’est ce qui m’étonne)
Qui ne surprend jamais et n’éblouit personne..
Alors je triche un peu et quand se tait ma lyre
Des œuvres de plus grands quelque fois je m’inspire…
Mais croyez le ou non : ce n’est qu’en espérant
L’essor de mon génie que je m’en vais copiant.
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Moi qui porte nos cœurs en écharpe…
En cette nuit de mai
Quand brillaient sous la lune
Les vagues de la mer…
Je croyais retourner, naissance de Vénus,
A l’aube de l’histoire…
Le lendemain matin (mon cœur t’en souvient-il ?)
Le mariage était
Au programme du jour.
T’en souviens-tu mon cœur de nos cœurs en écharpe ?
Moi j’ai tout oublié : le jour et le projet
Car est venue la carte…
T’en souviens tu mon cœur de cette carte là,
Qui disait la venue d’un autre amour, ailleurs,
Et qui n’était plus moi ?
J’ai voulu m’échapper, (c’est chose naturelle)
Quand on souffre au printemps et qu’une passerelle
Est là qui vers la mer te pousse comme vent.
J’ai voulu m’échapper
Mais faible pot de terre,
Le malheur m’a brisé.
T’en souviens-tu mon cœur ?
Moi je hais le printemps.
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À quoi bon …
« …moi je vomis en groupe
Et l’ordre et les bourgeois et l’horrifique troupe
De gens très bien pensants dont l’unique étendard
Est, sur champ de velours, une tête de lard »
J’avais juste vingt quand j’écrivis la phrase
Et le monde pour moi n’était que noir ou blanc.
D’un coté les blessés, de l’autre les méchants.
Lors je n’imaginais la société que rase
Afin de reconstruire l’univers souriant.
J’ai vieilli désormais et je sais l’existence
Moins rigide que ça. Pourtant je n’oublie pas
Lorsque nous mangeons trop, que d’autres sans repas
Mais voulant subsister, partagent leur pitance
Dans des dépôts d’ordure avec des cancrelats.
Je n’oublie pas non plus qu’au nom des bénéfices,
Dont on les veut plus gros, on licencie des gens.
Bien sûr je m’en souviens, on nous dit que l’argent
Ne fait pas le bonheur, mais je vois l’édifice
Qu’on a construit pour lui. Je le vois en tremblant.
J’ai vieilli, j’ai changé, mais je garde, tenace
Au fond de moi l’envie de voir se transformer
Pour devenir meilleur, plus facile à chanter
Le monde où nous vivons et qui, je crains, menace
De s’écrouler sur nous qui oublions d’aimer.
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Le 2 npvembre c'est le jour des morts.
Je ne peux donc que publier ce texte que j'avais écrit pour le départ d'un grand ami :
Sur une absence...
La Mort est une loi
Inique et sans tendresse
Qui d'un coté supprime
Et d'autre laisse vivre.
Survivre avec un vide,
Avec un grand besoin
D'un autre qui venait
Partager tes instants.
Survivre avec un creux
Qu'on ne peut plus remplir
Car sa matière même
En est évaporée.
Survivre sans espoir
De voir te revenir
Celui dont tu as fait
Un morceau de ta vie.
Survivre avec au cœur
Une question stupide :
Car tu ne comprends pas
Pourquoi c'est celui-là !
Survivre et exister, non ce n'est pas facile
Quand un ami t'est né, puis qu'il s'en est allé
Voir au delà des jours si l'amitié tranquille
Existe aussi là-bas, comme il sait la donner.
Survivre et exister,
C'est tout ce qui nous reste.
Penser, nous souvenir,
C'est tout ce que tu laisses,
Mais ça, nous le ferons,
Georges, je le promets!
Et pour ce jour, je pense à tous ceux, de plus en plus nombreux
qui me laissent sur le bord du chemin...
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Rêveries noires.
Et c'est pendant la nuit que viennent les fantômesPour nourrir de nos vies leur faim d'éternité.
Et c'est pendant la nuitQue face à nos fantômes
Nous sommes tels, enfin,
Que la crainte nous fait.
Tels qu'en aucun miroir
Nous n'oserions paraître,
Nous qui cachons au jour
Nos masques imparfaits.
Et c'est pendant la nuit que viennent nos chimères,
Martyrisant nos corps pour les rendre incertains.
Car c'est pendant la nuit que vivent nos chimères
Sachant qu'elles mourront avant que soit demain.
Et c'est pendant la nuit
Que je me tords de fièvre,
L'esprit empuanti
De mes rêves ratés,
L'esprit désespéré
De n'être rien au monde,
Pleurant sur mes espoirs
Et ma fragilité.
Alors, c'est chaque nuit que, fuyant mes fantômes
Et tremblant sous mes draps, je meurs de lâcheté.
J'éspère qu'il ne déplaira pas trop.
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J’ai laissé toute colère
À l’approche de la fin
Qui- surprise ! – me libère
De la peur du lendemain.
J’ai perdu toute inquiétude
Dès lors que je crois savoir
Ce qui vient : La certitude
Est moins lourde que l’espoir !
J’aurais pensé que la peur
Qui, si souvent, m’accompagne,
Serait là lorsque mon cœur
Pour sa dernière campagne
Cesserait de battre en moi
Et pourtant je reste calme.
Pas de fièvre, pas d’émoi.
Je suis fier de toi mon âme !Voilà, c'est le premier que je publie ici.
J'espère qu'i y en aura d'autres.
Merci aux passants.
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